Musique d’ambiance : “Half Mast” d’Empire Of The Sun

Julie est folle. Elle est donc libre. Elle a 23 ans, elle habite seule à Paris et elle ne dort jamais avant 5 heures du matin, même quand elle doit aller en cours tôt le lendemain. Quotidiennement, elle se bat pour que les droits de l’Homme soient respectés dans le monde entier. Une chose qu’elle a voulue que précise. Particulièrement les droits de la femme.

“Je vis épanouie à partir du moment où je suis libre, car mes désirs si simples comme marcher la nuit, slalomer entre les piétons avec de la musique dans les oreilles sont quand je le souhaite réalisés : et c’est très bon pour le moral”, me raconte-elle, “car c’est jouissif.” “Je suis une femme libre et épanouie, et surtout folle, et j’assume, j’assume fièrement ce que je suis.”

Soudain, à peine assis et le coca bu (avec trois glaçons) dans son petit appartement, Julie me balance : “Suis-moi, cette nuit va être belle et magique.” Évidemment, naïf, je le fais. Je la suis, je laisse tout tomber, je ne compte plus le temps, car j’entre dans un moment magique et très personnel. Elle est tout simplement en train de se raconter à travers la pratique. Cette femme est géniale. Elle court, elle marche, elle slalome entre les piétons au rythme de “Half Mast” d’Empire Of The Sun (sa musique préférée, l’hymne de sa philosophie et de sa magnifique personnalité). Et quand un garçon fait craquer Julie, elle l’embrasse, tout naturellement ; imaginez la tête surprise de ces garçons. Puis imaginez leur sourire…

Il est dix-huit heures trente et cela fait déjà une quarantaine de minutes que je cours après Julie, tous les deux amusés par ce moment de folie et ce partage d’humanisme. Faisons ce qu’on souhaite, pour le bien de l’Humanité. Nous passons par la Tour Eiffel et le Champ-de-Mars qui commence à se remplir de touristes. Le taux d’humanité constaté (rapidement, je l’admets) à ce moment-là était de 52%, ce qui est pas mal pour l’heure qu’il était. Puis, nous arrivons à Saint-Michel, non loin de Notre-Dame de Paris.

Les cheveux à l’air, Julie passe par les portes du Gibert Jeune du coin, en courant, toujours. Elle descend les escaliers avec un élan de folie au rez-de-chaussée de la papeterie. Surement sans comprendre ce qu’elle faisait, elle attrape un bloc-notes, des post-its et un stylo à l’encre rose. Elle file rapidement à la caisse, toujours et toujours dans le rythme de “Half Mast” d’Empire Of The Sun. Elle donne poliment mais rapidement quelques pièces à la caissière et puis s’en va, sans reprendre ni la monnaie, ni un sac de quoi ranger ce qu’elle a acheté. La caissière avait l’air amusée lorsqu’elle a compris à quoi on jouait.

Julie remonte les escaliers, puis je les remonte de même, en courant derrière elle qui est à plusieurs mètres devant moi. Au fur et à mesure de courir, elle pose des post-its… Le premier, écrit en gros et à l’encre rose : “J”. Nous traversons maintenant les Champs-Élysées. Elle pose un second post-it, sur un arbre avec écrit : “e”. Lorsqu’une colombe m’arrache le post-it de la main… Apparemment, les post-its sont une suite censée me faire passer un message. Mais lequel ? Pour le moment, ça donne “je”.

Je cours toujours, essoufflé mais au bord de l’orgasme, absolument fasciné par l’expérience humaine que je vis. Sans me l’avertir (évidemment), elle prend un taxi, tout en se mettant du rouge à lèvres, rouge foncé. Évidemment, sans moi. Comme le but est que je dois la suivre, je prends moi aussi un taxi et demande de suivre le taxi dans lequel est Julie. Après une dizaine de minutes de trajet, nous arrivons dans une chic avenue, — je ne sais laquelle, je n’ai pas le temps de comprendre –, devant un hôtel. Je cours toujours derrière elle, lorsqu’elle pose un troisième post-it sur la porte d’entrée de l’hôtel, avec écrit : “t’”. Pour le moment, ça fait : “Je t’”. Je cours toujours, et elle pose un quatrième post-it sur les escaliers de l’hôtel : “a”. Nous arrivons au premier étage, toujours à se courir derrière. Julie est très sportive, décidément… Elle pose sur chaque porte des cinq chambres de l’étage un post-it. “i”. Puis “m”. Puis “e”. Et pour finir, un dernier avec dessiné un cœur. Le message est : “Je t’aime.” Je l’aime.

Puis plus aucun post-it. J’arrive au second étage… Et une seule porte est ouverte. Une fois arrivé devant la porte, à peine ouverte, se trouve devant le bloc-notes que Julie a acheté au Gibert Jeune, ouvert sur une page avec délicieusement écrit : “Fais-moi l’amour.” J’entre. Julie est nue.

Quelle folle nuit.

Christophe Duman

Cet article n’est qu’un simple “essai” ; il peut y avoir une autre version de cet article à propos de cette même chanson, différente ou plus élaborée.

Une chanson extraordinaire. Un chef-d’œuvre du britannique James Blunt. La musique la plus extraordinaire jamais entendue à ce jour. Cette musique est réellement exceptionnelle. Mes oreilles sont condamnées à l’écouter, pour l’éternité. Feu d’artifices d’Émotions à chaque écoute. Tous les compliments du monde ne suffiront pas à exprimer mon amour pour cette chanson, mais au moins, ceci est dit, ceci est gravé, pour le bien de l’Humanité. I’ve been addicted to you.

James Blunt – Goodbye My Lover

James Blunt – Goodbye My Lover – Live at 93 East

Goodbye my lover.

Goodbye my friend.

You have been the one.

You have been the one for me…

Christophe Duman

Taylor Swift – Love Story & LCD Soundsystem – You Wanted A Hit (Soulwax Remix)

Ce second écrit est classé dans la catégorie “Papiers”. Rappel : Les « papiers » sont des récits, histoires ou nouvelles, écrits sur l’inspiration et qui suivent un fil personnel… Comme son nom peut le faire imaginer, les écrits classés « papiers » symbolisent un mot écrit sur un papier. Des « papiers » écrits sans être relus, de sorte à garder une certaine authenticité.

A chaque étape de passée dans ma “carrière rédactionnelle”, je me dis la même chose. À chaque fois. Peut-être parce que c’est vrai ? L’Écriture, que ce soit par le journalisme ou par les récits et autres écrits littéraires, m’a toujours apporté une chose exceptionnelle : le plaisir de partager des pensées, abstraites ou concrètes (j’ai une préférence pour les pensées abstraites)… De jouer avec le lecteur, de le faire vraiment voyager dans une histoire (tout un Art)… Enfin bref, je ne vais pas en faire un papier (pourquoi pas, mais dans un second), car c’est vraiment complexe ; mais l’Écriture, pour être concret, j’adore ça, et ce pour toujours. Je ne suis pourtant pas né écrivain (quoique…), je me suis découvert écrivain. Écrivain de nuit. Toute une philosophie. (Cette fin de paragraphe est géniale je trouve.)

Je me suis laissé tenté et pris le courage à deux mains : je me suis attaqué aux portraits. Alors franchement, le brouillon démotive, mais le résultat (me) satisfait. Jamais assez certes ; mon impatience de “publier” me tuera un de ces jours.

Dans la nuit du 14 juillet (aux alentours de 3 ou 4 heures du matin), j’ai terminé mon premier portrait, celui de Morgane Tual, une jeune journaliste pigiste, — très sympathique –, de 26 ans, après d’éternels échanges de mails. Un genre de portrait assez spécial, qui s’inspire de l’inconnu du métro et de l’excellent blog Femmes. Le blog s’intitule tout naturellement : « Femme et journaliste ». Mon 5ème blog ! Des portraits de Femmes journalistes… Une méthode particulière et poétique de partager passion et Humanité. Passion pour le journalisme, et Humanité pour la “beauté naturelle des Femmes”. Le seul regret est qu’une rencontre “IRL” n’ait pas pu se faire, c’est dommage, mais c’est pas grave.

Il me tâte d’écrire d’autres portraits, que ce soit pour le blog Femme et journalistes… ou pour un autre. Comme Foire aux Liens, le Blog (il faut vraiment que je fasse un portrait d’un sans domicile fixe à Paris comme je l’ai toujours souhaité… mais le courage n’est pas encore là), ou encore pour le très bon blog 2h27.fr.

Tout cela me rend joyeux : j’ai passé une autre étape dans mes compétences rédactionnelles. Cela m’ouvre la voie à d’autres types d’écrits : comme les portraits, justement. Ceci me rend joyeux, bis : les portraits sont une excellente et authentique façon de partager son enthousiasme pour une personne… Pour le bien de l’Humanité.

C’est le début de la jouissance pure par l’Écriture… Continuons à creuser en écrivant toujours “mieux” et toujours plus différent (pour élargir ses compétences rédactionnelles), pour avancer de plus en plus dans la folie de l’Écriture, s’orienter dans sa propre façon d’écrire et voyager dans – celles des/les – autres.

Christophe Duman

Cette nouvelle est classée dans une nouvelle catégorie nommée “Papiers”. Les “papiers” sont des récits, histoires ou nouvelles, écrits sur l’inspiration et qui suivent un fil personnel… Comme son nom peut le faire imaginer, les écrits classés “papiers” symbolisent un mot écrit sur un papier. Des “papiers” écrits sans être relus, de sorte à garder une certaine authenticité.

“I Just Wanna Live”. Mon tube du moment, parti pour durer plusieurs jours, comme à chaque nouveau coup de cœur musical. Chacun de mes coups de cœurs musicaux sont fêtés en boucle. Celui-là est, comme la plupart des autres, particulièrement boostant et motivant. C’est l’occasion de discuter ensemble de Musique.

Alors moi et la musique, ça n’a pas toujours été une tâche facile. Nos relations se sont nettement améliorées grâce à des services d’écoute en ligne gratuite comme Deezer ou Spotify. Mon orientation musicale est orientée Pop, et mon jeune âge n’y est pas pour quelque chose, croyez-moi. Enfin bref.

La vie est une merveille. Le monde dans lequel on est, c’est autre chose… Cette phrase m’avait ébranlée l’esprit (merci  @notstephan pour la découverte) : “Je vis normalement à partir du moment où j’ai accepté de me faire enculer par la vie.” Truffé de vérité.

Vous, comment ça va ? D’ailleurs, je prévois de lancer un autre blog… pour le moment, je ne peux pas vous en dire plus mais je suis sûr que les journalistes vont aimer. Promis, je vous tiendrai au courant, si le projet se réalise (ce qui est fort probable). Rendez-vous d’ici quelques jours les amis.

Musique d’ambiance : “Gettin’ Over You” de David Guetta, feat. la belle Fergie et LMFAO.

Christophe Duman

Ça s’accélère

26 juin 2010

Les temps changent. Tout s’accélère. Cela fait plusieurs semaines que je n’ai pas écrit un seul récit “basique”, comme ça, ou encore plus authentique, ça. Préoccupé par ma fin d’année scolaire plutôt mouvementée et diverses autres choses. Mais heureusement, deux mois sont devant moi pour écrire, écrire et encore, écrire, et… s’amuser, quand même. Côté projets, un article sur la crise de notre société à bientôt paraître sur le blog Philosophie naturelle, et puis, il serait temps de se mettre à écrire des récits et des articles pour Foire aux Liens, le Blog. J’espère craquer un jour et prendre le courage à deux mains pour aller sur Paris suivre un sans domicile fixe pour faire une sorte de documentaire écrit, entre le récit et l’article. Bref, j’ai deux mois devant moi : super !

A très bientôt.

Message, message.

PARIS (AFP) — TANIA, JE T’AIME. VEUX-TU M’ÉPOUSER ? TON FIANCÉ, CHRISTOPHE.

Sauriez-vous comprendre ?

Tic…

Bonjour. Voilà, alors si aujourd’hui je me présente pour être élève dans cette école de journalisme, c’est tout simplement parce que je n’ai pas d’autre choix. Cette folie née depuis mon adolescence, ma passion pour le journalisme, — qui n’a cessé de prendre de l’importance –, m’a mené ici, au bout du tunnel, pour enfin pouvoir étudier le Journalisme, parce qu’après toutes ces années à étudier dans des établissements scolaires démotivants, je suis enfin là : j’ai déjà accompli un rêve. Mais il faut vous l’avouer, ça n’a pas toujours été facile. A de nombreuses reprises, j’ai failli laisser le train partir… Je ne vais pas vous en faire un papier.

Je vous envoie cette lettre de motivation, pour vous prouver à quel point, le journalisme me fascine. Je suis ému d’enfin en arriver là. Ma motivation principale n’est bien évidemment pas de “voyager” comme de nombreux futurs journalistes en rêvent mais bien de tout simplement informer. C’est aussi simple que ça et pourtant, c’est un processus symboliquement beau voire émouvant pour moi… Un devoir. Cette passion pour le journalisme est une obsession. Depuis l’âge de 15 ans, je passe tout mon temps libre (et plus hélas) à veiller sur l’actualité. Journaux, télévision, Internet. Je suis un grand curieux depuis ma tendre enfance, l’envie de savoir, est aussi une obsession, à un point inimaginable. Toujours tout savoir, avoir les informations complètes d’une actualité… En fait, chacune de mes passions devient tellement forte, qu’elle en devient au bout du temps une obsession, un besoin. Mais rassurez-vous, si j’ai une passion, ça n’est pas au hasard. Aujourd’hui, je ne peux pas faire autre chose que le journalisme, car c’est le seul métier qui puisse me rendre joyeux à la moindre action de réalisée. Les rédactions Web, les stages à l’infini et les autres misères à la recherche d’un emploi définitif en CDI ne me font pas peur. Ce n’est pas une recherche d’emploi qui me démotivera d’être journaliste. Se laisser abattre par une malheureusement recherche d’emploi, lorsqu’on a toute sa vie rêvé d’être journaliste, sachez-le, ça ne me fait pas peur.

La rédaction, le travail d’équipe, la recherche, l’écriture, etc… Et même le fait de devoir titrer un article me fascine, m’obsède, me rend heureux, me ressource de joie. Car c’est un rêve. Comment ça se fait ? Demandez-le au journalisme, il saura mieux vous répondre que moi.

A vrai dire, le journalisme est cette ressource de bien-être et de joie dont j’ai besoin, pour toute ma vie. Je le dis encore, rien que le fait d’être dans une rédaction me rend hystérique de joie, intérieurement. Rien que l’idée d’étudier, oui, étudier, ce fabuleux métier me rend euphorique. Je veux être journaliste parce que j’ai l’ultime conviction que ce métier est l’un des métiers le plus beau et fort symboliquement de ce monde. Informer, le lecteur, est aujourd’hui la plus humanitaire des choses que je puisse faire. Le lecteur lui, s’informera, dans les règles de l’art et transmettra l’information à un autre… Rien de plus beau dans ce fabuleux procédé. Le journalisme n’a pas été inventé. Il a été créé. Tout une nuance, pour vous exprimer que, le journalisme et moi, ça fait Un. Un beau papier.

tac. Tic.

Christophe Duman

Fictif. Servez-vous des différents mots en gras (à l’intérieur de l’article) pour vous guider dans la compréhension du message de fond de ce faux article.

Un psychanalyste utilise les toilettes pour soigner ses patients : une thérapie qui porte ses fruits. Explications d’un homme pas comme les autres, félicité par toute la profession.

“Mes patients ont des problèmes. Alors, il me doit de les soigner le plus rapidement possible pour leur bien-être”, nous explique Christophe Duman, psychanalyste à Paris. Il a été félicité par toute la profession, pour utiliser les toilettes afin de soigner ses patients. Une thérapie nouvelle et insolite, qui semble porter ses fruits, tant qu’au niveau du résultat qu’au niveau du nombre de ses patients, qui ne cessent d’augmenter depuis la mise en place de la thérapie. “Même si je n’ai pas fait ça pour attirer plus de patients, il ne faut pas nier le fait que depuis que cette nouvelle thérapie a été mise en place, de nouveaux patients cessent de toquer à ma porte », souligne Dr. Duman.

“Pour moi, les toilettes ont toujours été un lieu où l’on peut vraiment se permettre de réfléchir, et ce en toute intimité”, même si lorsqu’on réfléchit, “ça se passe dans la tête », nous explique-t-il. “Une fois qu’une relation de confiance a été liée avec mes patients, je peux, en tant que professionnel, me permettre de les guider vers l’anti-problème du problème.” Une fois avoir réfléchi profondément au système, Dr. Duman n’a pas hésité à le tester : il a offert quelques séances à des patients, qui se disent profondément ravis de l’expérience, nous affirme-t-il. “Il m’arrivait lorsque j’étais jeune de passer mes soirées dans mes toilettes, nu et à réfléchir à tout.  En cachette. C’était une chose qui me hantait profondément l’esprit, et qui était vraiment intéressante à vivre », mais, “jamais je n’aurai imaginé qu’on aurait pu utiliser ça de cette façon”, ajoute-t-il.

Cette expérience ne cesse de faire parler d’elle, mais Dr. Duman affirme “savoir ce qu’il fait”, et le faire pour le bien-être de ses patients. Une patiente qu’on a pu interviewer, Soline, 32 ans, nous donne son témoignage :

Je n’ai jamais vraiment cru à la psychanalyse, pour tout vous avouer. Je me sens vraiment bien depuis que je teste avec Dr. Duman cette nouvelle thérapie, qui est une expérience à vivre au moins une fois dans sa vie, oui, absolument ! Même pour ceux qui n’ont pas besoin d’un psychanalyste ! Il suffit de faire court, et de faire la même chose qu’il faisait lorsqu’il était jeune. A vraiment essayer !

“Il faut savoir que certains, ne se donnent jamais le temps de réfléchir. Réfléchir à ses problèmes, en discuter avec soi-même, calmement. Je peux comprendre qu’on ait pas tous vraiment le temps de le faire, mais pendant que d’autres jouent à leur console ou feuillettent un magazine pendant qu’ils sont aux toilettes, moi je réfléchis, seul, et fleuris mes pensées, les étale au fond du plafond et en fait une unique toile de peinture.”

Christophe Duman

Voilà. Alors pour faire bref, je suis là depuis environ deux mois. Je pense déjà à mon avenir, professionnel ou social, et je m’inquiète quand j’y pense. C’est inquiétant je trouve. Je ne sais même pas marcher, ni parler. Alors comment puis-je travailler ? Ma situation est objectivement dramatique. Mais bon… Je n’ai pas perdu tous mes repères, ça reste le plus important. Mes parents viennent toujours me réveiller avec un baiser sur le front. C’est la chose pour laquelle je ne raterai pour rien au monde. Grâce à ça, grâce à ces repères de mon ancien quotidien, je revis un peu plus chaque jour, mais je meurs autant chaque jour. J’ai perdu beaucoup trop de choses, je suis aujourd’hui à l’hôpital condamné à ne rien faire, à essayer d’être “normal”. Je ne sais pas pourquoi je suis ici. On me vole ma vie, ma liberté, ma famille. Mes nièces, mes neveux, mes soirées entre amis…

Mais je dois d’abord guérir. Pour commencer, je dois être apte à contrôler mon corps. Vous vous en rendez compte quand même… Mes parents pleurent toutes leurs larmes de leur corps, chaque jour qui passe, à un rythme où ils devraient en racheter d’autres. Heureusement, j’arrive à sourire, à leur dévoiler mon enthousiasme de les retrouver chaque jour. Mais ils ont mis beaucoup de temps avant de comprendre que c’était un sourire.

Cette infirmière-là, je lui dois beaucoup. Elle est là depuis mes débuts dans l’hôpital. Sincèrement, elle est vraiment une bonne dame, gentille et toujours prête à m’aider. C’est vraiment quelqu’un de bien. Elle s’appelle Marion, elle a la trentaine, et pas mal d’expérience derrière elle.

Excusez-moi, je craque, je n’en peux plus… Aidez-moi, je suis en larmes…

Récit court, écrit par Christophe Duman. Un appel aux gens sans problème de santé à afficher leur solidarité aux “malades”, mais aussi un sincère remerciement pour tous les gens qui travaillent dans le monde de l’hôpital et de la recherche… La maladie devrait davantage nous rendre solidaires.

“Rédaction”, “Papier”, “Feuillet”. “Cantine” (tout une belle histoire), “Journaliste”, “Conférence de rédaction”. “Journal”.

“Bonjour je suis Christophe Duman, journaliste stagiaire aux Echos et je vous appelle pour savoir…” Premier appel vers un service de presse.

“Ok donc tu rédiges une brève de 15 ou 18 lignes”. Super, c’est parti. Merci Jean-Christophe.

Fonctionnement d’une rédaction (et bien plus), savoir comment bien rédiger un papier destiné au public (hiérarchisation, maîtrise des outils, titre, dépêches…), conférences de rédaction ; Bref, beaucoup de choses. Et ce en une courte semaine.

Grâce à lui, ce n’était plus ça pendant une semaine. C’est énorme, un chaleureux merci et bravo pour ton geste qui fait preuve d’une belle maturité.

Toute mon admiration. Merci.

« Premier papier parut dans la Presse », Les Echos du 01 avril 2010. (En comptant les contraintes éditoriales et les modifications par la hiérarchie.)